Photos

"Argentique. Pour le premier regard et l'émotion de l'instant."

La photographie s’est imposée à moi de façon naturelle. Mes activités de peintre et scénographe m’avaient déjà introduite aux notions de lumière et de cadrage. Le regard et la curiosité étaient déjà-là depuis de nombreuses années.

J’ai acquis mon vieux et lourd boîtier argentique en 2005. Un canon Eos 650 – année de sortie 1987, le premier de la série Eos : autant dire une antiquité, surtout depuis l’arrivée du tout numérique !

Un ami photographe me l’a vendu, et j’y ai fixé un objectif 28-105 mm; toujours chez Canon, toujours d'occasion.

 

J’en suis tombée amoureuse. J’ai réalisé mes premières photos en Noir et Blanc lors de voyages à Londres, à Berlin et à Cracovie.

En 2007, je me suis lancée dans ce photo-reportage sur la prostitution en Europe avec ce boitier et quelques pellicules Illford Noir et Blanc. Le projet a pris une dimension inattendue, et les photos ont été finalement exposées dans une dizaine de villes européennes.

En 2010, j’ai investi dans un objectif grand angle. Le canon 20-35mm, l’un des seuls qui pouvait s’adapter à un boitier argentique aussi vieux que le mien.

 

Je continue mes reportages avec ce matériel, alternant entre les deux objectifs.

Je résiste au numérique en persévérant dans mon amour du grain argentique.

Le plaisir de voir ses photos sur un support aussi noble que le papier baryté.

Et l’excitation de n’avoir pas le droit à l’erreur comme me le permettrait le numérique.

 

Aujourd’hui mes photographies aussi évoluent, et les voyages m’obligent de plus en plus à me munir de pellicules couleur. Mais l’argentique toujours. Pour le premier regard et l’émotion de l’instant.